La fondation Recherche suisse contre le cancer soutient des projets prometteurs dans tous les domaines de la recherche oncologique afin d’améliorer encore les chances de survie et la qualité de vie des personnes atteintes de cancer.
La chimiothérapie endommage fréquemment la muqueuse intestinale, un effet secondaire bien connu. Mais cette lésion ne reste pas locale. L’équipe de recherche, menée par Tatiana Petrova professeure ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’Université de Lausanne (Unil), montre qu’elle modifie l’environnement nutritionnel du microbiote, forçant certaines bactéries à adapter leur métabolisme.
Pourquoi de nombreuses formes de cancer ne répondent-elles pas aux traitements médicaux ? Et pourquoi certaines tumeurs échappent-elles à la défense immunitaire ? Un projet de recherche tente de faire la lumière sur la résistance immunitaire en cas de lymphomes à cellules B.
Le patient de sexe masculin a longtemps été la référence en médecine. Ce n’est que récemment que les spécialistes du cancer ont commencé à prêter attention aux différences spécifiques au sexe et à apprendre ainsi à mieux soigner la maladie.
Théoriquement, il y a beaucoup d’arguments en faveur d’une combinaison d’immunothérapie et radiothérapie, mais jusqu’à présent, cette approche n’a qu’en partie fait ses preuves dans la pratique clinique. À présent, un projet de recherche explique pourquoi et ce qu’il faudrait modifier pour que la radiothérapie puisse agir comme une sorte de vaccin contre le cancer.
Dans le côlon, certaines bactéries renforcent le système immunitaire et freinent, lors d’expérimentations, la croissance tumorale. Telles sont les conclusions d’un projet de recherche achevé avec succès.
Cancers rares, les sarcomes sont agressifs et se déclarent surtout chez l’enfant. Deux chercheuses développent une nouvelle forme d’immunothérapie, plus efficace et aux effets secondaires moins lourds.
Les cellules du système immunitaire suivent aussi une horloge biologique : leurs réactions de défense les plus efficaces démarrent au réveil. Cette découverte pourrait bientôt faire son entrée dans la pratique clinique et améliorer le traitement des personnes atteintes d’un cancer.
Les enfants atteints d’un cancer méritent les meilleurs soins possibles. Mais qu’entend-on par là ? À présent, des chercheuses et chercheurs ont défini des critères objectifs de qualité. Cela aide les professionnel-le-s, mais aussi les familles concernées, affirme Katrin Scheinemann, oncologue pédiatrique, qui a dirigé le projet.
Les besoins des personnes hospitalisées dans un service de soins palliatifs variant sensiblement, le calcul des coûts devrait se faire de façon individuelle. Tel est l’objectif que poursuit un groupe de recherche.
Comment se fait-il qu’une patiente atteinte d’un cancer du sein ait confiance ? Et lorsqu’elle perd confiance, quelle en est la cause ? Des spécialistes en sciences infirmières ont accompagné douze femmes du moment du diagnostic à après la fin du traitement et ont trouvé dans leur projet des réponses nuancées à ces questions.
Le cancer du sein est la maladie cancéreuse la plus fréquente chez la femme, au niveau mondial. Environ 6 600 femmes le contractent chaque année en Suisse. 70 à 80 % d’entre elles développent une tumeur à récepteurs hormonaux positifs (HR+ ) – ces récepteurs fonctionnent comme de petites antennes.
Les mutations génétiques qui favorisent l’apparition d’un cancer se transmettent en général de génération en génération. Il y a donc souvent plusieurs membres d’une famille porteurs d’une telle mutation. Mais comment ces familles gèrent-elles cette situation ? C’est ce qu’une étude nationale examine.